Écoles rurales au Cameroun : état des lieux et besoins

En bref : dans de nombreuses écoles rurales du Cameroun, les enfants apprennent dans des salles de classe abîmées : toitures qui fuient, murs fissurés, tables-bancs en nombre insuffisant, peu de manuels, et souvent ni eau ni latrines. Réhabiliter une salle de classe, équiper une école en tables-bancs ou en manuels change directement les conditions d’apprentissage. C’est l’un des axes de notre travail, notamment à Omeng et à Bondé, dans la région du Centre.

À quoi ressemble une école rurale au Cameroun

Il n’y a pas une seule réalité : certaines écoles de village sont bien tenues, d’autres manquent de presque tout. Mais dans les zones isolées, on retrouve souvent les mêmes difficultés.

  • Des bâtiments fatigués. Toitures en tôle percées, murs fissurés, sols en terre battue. À la saison des pluies, certaines salles deviennent difficiles à utiliser.
  • Trop peu de tables-bancs. Les élèves s’assoient à trois ou quatre sur un banc prévu pour deux, quand ils ne sont pas assis par terre.
  • Peu de matériel pédagogique. Un manuel pour plusieurs élèves, un tableau usé, peu de cartes ou de livres de lecture.
  • Des classes chargées. Le manque de salles oblige à regrouper beaucoup d’enfants, parfois de niveaux différents.
  • Ni eau ni latrines. Beaucoup d’écoles n’ont pas de point d’eau ni de toilettes en bon état, ce qui pèse sur l’hygiène et sur l’assiduité, en particulier celle des filles.

Ce que nous avons constaté sur le terrain

Depuis novembre 2024, nos missions dans les villages commencent par l’écoute des habitants et des autorités locales. L’état des écoles revient très souvent parmi les besoins exprimés.

  • Omeng, arrondissement de Bafia : dès notre première visite, les infrastructures scolaires figuraient parmi les besoins prioritaires, avec l’eau potable, l’alimentation et les soins.
  • Camp de Bondé, région du Centre : notre équipe a visité la salle de classe des enfants du camp, où vivent des familles issues des peuples autochtones, dits pygmées. L’amélioration de l’école fait partie des besoins identifiés avec les habitants.
  • Bamougoum, région de l’Ouest : en avril 2025, l’état de l’école publique a attiré notre attention ; les infrastructures nécessitent d’importants travaux.
  • Bamena, région de l’Ouest : la même mission a mis en évidence des besoins concernant l’école publique.

Les besoins prioritaires d’une école rurale

BesoinPourquoi c’est important
Toitures et mursUne salle étanche permet de faire classe toute l’année, y compris à la saison des pluies.
Tables-bancsÉcrire assis à une table, c’est pouvoir prendre des notes, faire ses exercices et se concentrer.
Manuels et matérielUn manuel par élève ou par petit groupe change la façon de travailler en classe et à la maison.
FournituresCahiers, stylos et ardoises restent indispensables, et pèsent lourd pour les familles.
Eau et latrinesL’hygiène protège la santé des élèves et aide les filles à ne pas manquer les cours.
CantineUn repas à l’école aide les enfants à tenir la journée et encourage les familles à les envoyer en classe.

Omeng : construire et réhabiliter les salles de classe

À Omeng, près de Bafia, l’amélioration de l’école publique fait partie de nos projets depuis nos premières missions. Nous avons mené une étude pour construire et réhabiliter les salles de classe de l’école. Les projets envisagés comprennent la construction de nouveaux bâtiments scolaires, la réhabilitation des bâtiments existants et le développement d’une cantine scolaire.

Ces projets demandent des études, des partenariats et des moyens importants. Comme nos autres projets d’ampleur, ils avancent par étapes, en fonction des ressources disponibles. L’école publique d’Omeng et l’étude des salles de classe ont été filmées : vous pouvez les voir sur la page Omeng et Bondé, aide humanitaire au Centre Cameroun.

L’eau et l’école, deux projets liés

À Omeng, nous avons aussi réalisé un forage d’eau potable, équipé d’un château d’eau et de panneaux solaires. Le village a désormais accès à l’eau potable. Ce n’est pas un détour : un enfant qui n’a plus à marcher pour chercher de l’eau arrive à l’heure en classe, et une école proche d’un point d’eau peut offrir de meilleures conditions d’hygiène.

À Bondé aussi, l’amélioration de l’école et l’accès à l’eau potable restent des priorités exprimées par les habitants. Découvrez nos forages sur la page forages d’eau potable au Cameroun.

Comment soutenir les écoles rurales

Un projet d’école se construit avec la communauté : direction, enseignants, parents d’élèves, autorités locales. C’est la condition pour que les bâtiments soient entretenus une fois les travaux terminés, et pour que le projet réponde aux besoins exprimés plutôt qu’à nos suppositions.

  • Donate, ponctuel ou mensuel, pour nos projets d’éducation. Il est déductible à 66 % de vos impôts : 100 € vous reviennent à 34 €, 250 € à 85 €.
  • Mobiliser votre entreprise : une entreprise bénéficie d’une réduction de 60 % du montant de son don, dans la limite de 20 000 € ou de 5 ‰ de son chiffre d’affaires hors taxes si ce montant est plus élevé.
  • Relayer nos actions autour de vous, et suivre l’avancement des projets dans nos chroniques mensuelles.

Questions fréquentes

Quels sont les principaux besoins des écoles rurales au Cameroun ?

Le plus souvent : des salles de classe réhabilitées, avec des toitures et des murs en bon état, des tables-bancs, des manuels et des fournitures, ainsi qu’un point d’eau et des latrines. Une cantine scolaire aide aussi les enfants à suivre la journée.

Où intervient Un Cœur Qui Agit pour les écoles ?

Notamment à Omeng, près de Bafia, où nous avons mené une étude pour construire et réhabiliter les salles de classe de l’école publique, et au camp de Bondé, où nous avons visité la salle de classe des enfants. Des besoins ont aussi été identifiés à Bamougoum et Bamena.

Un don pour une école est-il déductible des impôts ?

Oui. Pour un particulier, la réduction d’impôt est de 66 % du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Pour une entreprise, elle est de 60 %, dans la limite de 20 000 € ou de 5 ‰ du chiffre d’affaires hors taxes.

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